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Bon Jour à tous,

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l'accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay)

Alors que la crise sanitaire se prolonge sur la planète, les instances européennes maintiennent leur cap vers une libéralisation toujours plus grande des échanges. C'est ainsi qu'un accord a été passé avec le Vietnam en février 2020 pour entrer en vigueur en août.

De la même manière l'accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) a été finalisé en juillet 2020 et pourrait entrer en vigueur dans les prochains mois, si toutefois, comme ce fut déjà le cas pour le CETA avec le Canada, le Parlement Européen donne son accord.

La vidéo jointe à ce message et réalisée par les Amis de la Terre, donne en synthèse les enjeux de cet accord.

Et si vous pensez opportun de s'y opposer, vous pouvez signer la pétition ci-dessous:

https://act.wemove.eu/campaigns/sauvez-amazonie-mercosur

Bien amicalement      .JP Crémoux  (Amis du Monde Diplomatique)

Lien pour la vidéo :    https://cloud.foeeurope.org/index.php/s/2peLsS7xjQy57Q5?path=%2FFINAL%20videos%20EU-Mercosur%2FFR#

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Source : Le Monde   (4/9/2020)

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/02/la-france-pourrait-soutenir-un-gigantesque-projet-gazier-dans-l-arctique-russe_6050731_3234.html

La France pourrait soutenir un gigantesque projet gazier dans l’Arctique russe

Arctic LNG, porté par le groupe russe Novatek et Total, pourrait augmenter le trafic à travers les glaces de la route du Nord.

Par

Le navire brise-glace « Tor » (à droite), dans le
              port de Sabetta, sur la péninsule de Yamal (extrême nord
              de la Russie), en mai 2016. Le navire brise-glace « Tor » (à droite), dans le port de Sabetta, sur la péninsule de Yamal (extrême nord de la Russie), en mai 2016. KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

En pleine présentation de son plan de relance, et tandis qu’elle s’efforce de « verdir » son économie, la France va-t-elle apporter son soutien à un projet gazier de grande ampleur dans l’Arctique russe ? Le gouvernement se fait discret sur ce sujet épineux, et assure que la décision formelle n’est pas encore prise. Toutefois, les enjeux sont importants.

Arctic LNG est porté par le groupe russe Novatek et le français Total, qui participe au projet à hauteur de 21 %. L’idée est de reproduire ce que les deux partenaires ont déjà accompli dans le Grand Nord russe, sur le site voisin de Yamal : bâtir une immense usine de liquéfaction qui permette d’exporter du gaz naturel vers l’Europe et l’Asie. Après extraction, ce gaz est refroidi sur place à – 163 °C et transporté par bateau à travers la route du Nord.

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Le projet, qui a été définitivement validé par Novatek et Total en décembre 2019, devrait coûter un peu plus de 21 milliards de dollars (environ 17,6 milliards d’euros). Une partie importante de ce chantier colossal va être assurée par le groupe franco-américain TechnipFMC, spécialiste des grands projets d’hydrocarbures.

Pour assurer la réussite de ce type d’opération, les pouvoirs publics disposent d’un outil très concret : les garanties à l’export. Grâce à ce mécanisme, l’Etat se porte garant de prêts auprès des banques pour les entreprises françaises, par le biais de la banque publique d’investissement Bpifrance.

Une forme de subvention aux énergies fossiles

D’après plusieurs sources gouvernementales, le ministère de l’économie soutient le projet, au nom de la défense des exportations françaises. Le secteur parapétrolier hexagonal réalise en effet plus de 90 % de son chiffre d’affaires à l’export. Bercy maintient aussi l’idée que le gaz naturel est nécessaire à la transition énergétique, même s’il s’agit d’une énergie fossile, dont l’exploitation contribue directement au réchauffement climatique.

L’appui apporté à un tel projet pourrait être interprété comme un manque de sérieux au niveau des engagements climatiques pris par la France

A l’inverse, l’administration du ministère de la transition écologique rappelle que le Parlement a voté, en 2019, un objectif de neutralité carbone pour 2050. L’appui apporté à un tel projet gazier pourrait être interprété comme un manque de sérieux au niveau des engagements climatiques pris par la France. Bercy a jusqu’ici obtenu des arbitrages favorables de la part de Matignon sur des dossiers similaires.

Depuis 2009, Paris a délivré pour 9,3 milliards d’euros de garanties de ce type, selon les chiffres de la direction du Trésor. Les associations écologistes y voient une forme de subvention aux énergies fossiles. Dans les faits, sans ce mécanisme, nombre de projets ne seraient pas viables.

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Le site de Yamal, qui a commencé à fonctionner en 2017, a bénéficié de 350 millions d’euros de garanties, à l’époque avec le concours de François Hollande. Emmanuel Macron a, quant à lui, durci le ton en 2019 contre le financement de ces « nouvelles installations polluantes » : « Nous continuons encore aujourd’hui à avoir du financement export et des projets dans tant de pays, financés par des pays développés. (…) C’est incohérent, c’est irresponsable. Soyons lucides avec nous-mêmes », avait ainsi lancé M. Macron à la tribune des Nations unies (ONU), en septembre 2019.

La loi de finances votée à l’automne 2019 avait d’ailleurs traduit en actes une partie de cette promesse présidentielle, en excluant des garanties à l’export les projets de centrales à charbon, tout comme le gaz et le pétrole de schiste.

« Risques majeurs sur le plan environnemental »

Cependant, la loi ne dit rien de l’Arctique, sur lequel l’usine prévue par Novatek et Total aura un lourd impact. Comme c’est déjà le cas à Yamal, les bateaux méthaniers emprunteront la route du Nord… Elle est rendue praticable une partie de l’année, justement par le réchauffement des températures.

Emmanuel Macron avait lui-même mis en garde, lors du G7 de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), en août 2019, quant au fait d’emprunter cet itinéraire. « Beaucoup sont en train d’expliquer que le réchauffement climatique est une bonne nouvelle. La glace est en train de fondre, donc on va passer par là. Utiliser cette route nous tuerait », expliquait le chef de l’Etat.

Le sujet est d’autant plus complexe que Novatek est sous le coup de sanctions américaines

Dans une lettre adressée à M. Macron, fin juillet, huit responsables d’ONG, dont la directrice générale d’Oxfam France, Cécile Duflot, et le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, écrivaient : le projet « comporte des risques majeurs sur le plan environnemental et climatique, en totale contradiction avec vos engagements internationaux pour la protection de la biodiversité et le respect des objectifs de l’accord de Paris [de décembre 2015 sur le climat] ». Un courrier resté pour l’heure sans réponse.

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Le sujet est d’autant plus complexe que Novatek, comme la plupart des protagonistes russes du secteur des hydrocarbures, est sous le coup de sanctions américaines et devra se tourner vers des banques chinoises pour le financement. Deux acteurs chinois de la filière ont d’ailleurs rejoint le projet en avril 2020. La production de gaz en Arctique est stratégique pour Pékin dans le cadre de son initiative Belt and Road (Initiative route et ceinture), auparavant appelée « nouvelles routes de la soie ». Elle permet à l’empire du Milieu de s’assurer un approvisionnement en gaz régulier sur une longue période.

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En contradiction avec les promesses de relance “verte”, le gouvernement mise sur l’exploitation du gaz en Arctique

https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/en-contradiction-avec-les-promesses-de-relance-verte-le-gouvernement-mise-sur-lexploitation-du-gaz-en-arctique/

 

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