Source :  France Info

https://www.franceinfo.fr/replay-radio/bientot-chez-vous/les-etats-unis-s-interrogent-sur-l-opportunite-d-integrer-l-intelligence-artificielle-dans-la-dissuasion-nucleaire_7598564.html

Aux États-Unis, l’armée n’échappe pas à l'intelligence artificielle jusqu’à évoquer l’idée, comme c'est le cas dans le dernier succès de Netflix "A House of dynamite", d'incorporer l’IA dans sa stratégie de dissuasion nucléaire

 
Article rédigé par franceinfo, Yann Rousseau, Loïc Pialat
 
Radio France
 
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Un militaire transporte la "mallette nucléaire", qui contient les codes de lancement des armes nucléaires le 10 octobre 2025. (ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Un militaire transporte la "mallette nucléaire", qui contient les codes de lancement des armes nucléaires le 10 octobre 2025. (ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Pendant que l'Europe essaie de favoriser le développement de l'IA, les États-Unis ont déjà intégré cette technologie dans leur quotidien. Il existe déjà des drones armés, mus par l’intelligence artificielle, et la défense utilise également l’IA pour traiter et analyser d’énormes quantités de données. Alors pourquoi ne pas laisser cette technologie pénétrer le saint des saints à savoir la dissuasion nucléaire ?

Récemment le dernier film de Kathryn Bigelow A House of dynamite a potentiellement rappelé aux Américains qu’en la matière l’humain n’était pas toujours fiable. L’intelligence artificielle pourrait bien faire partie de la solution au risque d’alimenter les mythes qui servent de base à certains récits de science-fiction autour d’une apocalypse nucléaire décidée par un ordinateur.

 

Un sujet de discussion important au sein de l’appareil militaire américain

Lors d’un symposium militaire tenu en 2025, des officiers de l’Air Force et de la Space Force ont défendu l’idée d’intégrer l’IA à la dissuasion nucléaire américaine.

Cette technologie pourrait notamment permettre une transmission sans accroc des ordres jusqu’à un bombardier ou à un sous-marin lanceur d’engins. L’IA pourrait déterminer l'itinéraire le plus sécurisé et le plus rapide en évitant tout canal de communication potentiellement compromis par une cyber-attaque.

L’intelligence artificielle pourrait également assister la prise de décision ou permettre d’optimiser la maintenance de l’arsenal nucléaire. "Si nous ne prenons pas en compte l’IA, nous perdrons" affirme un major général américain présent lors de ce symposium, avant d'ajouter, "et je n’aime pas perdre."

 

Cependant il y aura toujours de l‘humain au cœur du processus

Un autre gradé l’assure, même si cela n'est pas de nature à rassurer tout le monde, "il y aura toujours un humain dans la boucle et ce sera le président des États-Unis."

Quoi qu’il en soit, impossible de ne pas se faire des films tant l’IA depuis qu’elle est installée est synonyme du meilleur comme du pire. Dernier exemple en date, en ce mois de novembre, la start-up Anthropic qui développe notamment le modèle de langage Claude, affirme avoir déjoué ce qu’elle décrit comme la première campagne de cyber espionnage menée par l’IA de façon presque autonome.

 


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