Alors que les affrontements se poursuivent dans la région du Golfe, le président américain Donald Trump fait face à une pression croissante sur le front intérieur. La Chambre des représentants a adopté une résolution symbolique réclamant le retrait des troupes américaines engagées contre l’Iran, tandis que Washington et Téhéran poursuivent des négociations incertaines. Dans ce contexte tendu, une prise de parole du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est attendue ce jeudi.
Malgré la reprise des hostilités dans le Golfe, Donald Trump continue d’afficher son optimisme quant à l’issue des discussions avec l’Iran. Le président américain a estimé qu’un accord pourrait intervenir dès ce week-end, tout en reconnaissant que les négociations restent fragiles.
Cette déclaration intervient alors que les échanges entre Washington et Téhéran semblent marquer le pas sur plusieurs dossiers sensibles, notamment celui du programme nucléaire iranien et du rôle régional de la République islamique.
Sur le plan intérieur, le locataire de la Maison Blanche a subi un revers avec l’adoption, par la Chambre des représentants, d’une résolution appelant au retrait des forces américaines engagées depuis fin février contre l’Iran.
Bien que le texte n’ait qu’une portée symbolique en raison du droit de veto présidentiel, son adoption, avec le soutien de plusieurs élus républicains, témoigne du malaise grandissant suscité aux États-Unis par un conflit dont les conséquences économiques commencent à se faire sentir, notamment sur les prix de l’énergie.
Les tensions régionales dépassent désormais le seul cadre des relations entre Washington et Téhéran. L’Iran a mis en garde contre une possible reprise généralisée de la guerre au Moyen-Orient en cas d’escalade israélienne au Liban.
Malgré l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban et la création de zones pilotes sous contrôle de l’armée libanaise, la situation demeure précaire. Le Hezbollah continue de rejeter les discussions en cours et revendique toujours des attaques contre des positions israéliennes.
Le dossier nucléaire reste un point de blocage
Les négociations achoppent également sur la question de l’uranium enrichi détenu par l’Iran. Les États-Unis et Israël soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, une accusation constamment rejetée par les autorités iraniennes.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé que cette question figurait au centre des discussions, tout en reconnaissant qu’aucune avancée décisive n’avait encore été obtenue.
Sur le terrain, les tensions se sont à nouveau manifestées autour du détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures. Le Koweït a accusé l’Iran d’avoir mené une attaque contre son aéroport, faisant un mort et plusieurs dizaines de blessés.
Téhéran dément toutefois avoir visé cette infrastructure et affirme avoir ciblé des installations militaires américaines dans la région, notamment une base aérienne au Koweït et le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.
Ces développements ont ravivé les inquiétudes sur les marchés énergétiques, entraînant une nouvelle hausse des cours du pétrole, qui se rapprochent désormais de la barre des 100 dollars le baril.
Dans ce contexte particulièrement tendu, l’attention se tourne désormais vers le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dont une déclaration est attendue jeudi à l’occasion du 37e anniversaire de la disparition du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini.
Cette intervention pourrait apporter des indications précieuses sur les intentions de Téhéran et sur l’avenir des discussions avec Washington, alors que la région demeure suspendue entre escalade militaire et espoirs diplomatiques.

